Accueil » Positions de l'association » Communiqué Capdéma concernant l’intervention au Yémen

Communiqué Capdéma concernant l’intervention au Yémen

CAPDEMA a appris comme les autres citoyens, par le biais de médias étrangers, que le Maroc participait à une coalition militaire visant à rétablir le gouvernement yéménite. Selon une communication du ministère des Affaires Étrangères, le Maroc exprime sa « totale solidarité avec le Royaume d’Arabie Saoudite et son « appui à la légitimité au Yémen ». Enfin, les autorités ont assuré se tenir aux côtés du Royaume d’Arabie Saoudite dans ses efforts à préserver sa sécurité et à empêcher toute menace à la sécurité dans la région ».

Selon l’article 49 de la Constitution, une déclaration de guerre doit avant tout être débattue en Conseil des Ministres. Quant à l’article 99 du même texte, il précise que la déclaration de guerre a ensuite lieu après communication faite par le Roi devant le Parlement.

Nous pouvons donc imaginer que les opérations marocaines en cours au Yémen ne sont pas considérées comme une déclaration de guerre, étant donné que les règles procédurales consacrées à ce type de d’intervention ont été allègrement ignorées.

Que nous soyons ou pas dans une situation de guerre, nous pensons que les informations délivrées à l’opinion publique sont trop maigres, empêchent le débat démocratique et citoyen sur un sujet qui a prouvé qu’il était polémique, étant donné la réticence du milieu associatif à la gestion publique et à la situation des droits de l’Homme dans certains pays, considérés comme alliés par le Maroc.

L’actualité a aussi rappelé à nos mémoires l’existence d’un Conseil supérieur de sécurité. L’article 54 de la Constitution a créée le Conseil supérieur de sécurité. Pourtant, nous ne lui connaissons aucune activité, et aucune loi organique, alors même que nous avons dépassé la période du mi-mandat législatif. Quant au règlement intérieur, attendu pour organiser et fixer les règles de fonctionnement dudit Conseil, il n’est toujours pas connu ni, visiblement, rédigé. Ce Conseil, pourtant, est censé selon la Constitution, veiller à « l’institutionnalisation des normes d’une bonne gouvernance sécuritaire ».

Dans ce cadre-là, nous appelons les pouvoirs publics à redoubler d’efforts en matière de communication concernant la gestion publique mais aussi en matière de rigueur des textes de loi et de leur application, à commencer par la Constitution de 2011, majoritairement adoptée.

A propos de Zouhair Ait Benhamou

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Revenir en haut de la page
Birthday