Accueil » Positions de l'association » Commémoration du 20-février : MANASYENCH

Commémoration du 20-février : MANASYENCH

MANASYENCH

Dimanche 20 février 2011. Pour la première fois de son existence, notre génération s’est sentie membre d’une communauté politique libre et fière. Nous avons fondé tant d’espoirs sur ce moment, et beaucoup de promesses ont été faites par le plus haut représentant de l’Etat, à savoir le roi.

Quatre ans plus tard, ces promesses sont restées lettres mortes, et jamais le Makhzen n’a été aussi puissant et aussi dédaigneux des libertés civiles et politiques des Marocaines et Marocains. Pour nous, jamais espoir aussi grand n’a été suivi d’une déception aussi forte.

 

 

Aujourd’hui, constatant la persistance de la monarchie exécutive en tant que centre exclusif du pouvoir politique et économique, le rôle prépondérant et inconstitutionnel de l’entourage royal ;

Reconnaissant que la culture de l’inégalité devant la loi est une conséquence directe de cet état de fait et qu’elle constitue la première entrave à l’émergence d’un Etat de droit fort, constitué de citoyennes et de citoyens égaux et investis dans la participation politique ;

Considérant que cet état de fait empêche l’émergence d’une classe politique crédible, en mesure de réformer l’Etat et de porter le Maroc au plus haut niveau de civilisation que son Histoire et les aspirations de son Peuple attendent de lui ;

Affirmant que cette finalité est indissociable de l’élévation des Marocaines et Marocains aux plus hauts degrés d’émancipation et de culture, les rendant ainsi libres et conscients de leurs choix en tant qu’individus, et animés en tant que citoyens par une conscience du bien commun ;

Nous appelons solennellement la coalition gouvernante de notre pays à prendre toute la mesure de la responsabilité historique qui pèse sur ses épaules aujourd’hui.

Jamais, durant la longue Histoire marocaine, l’exigence de Droit et de Justice n’a été aussi impérieuse, et jamais elle n’aura été aussi déçue.

Les promesses de « sa majesté le roi » ont été entendues, elles ne seront jamais oubliées.

#MANASYENCH

 

 

Extraits du discours du roi Mohammed VI, à la date du 9 mars 2011 :

 

« La sacralité de nos constantes qui font l’objet d’une unanimité nationale, à savoir l’Islam en tant que religion de l’Etat garant de la liberté du culte, ainsi que la commanderie des croyants, le régime monarchique, l’unité nationale, l’intégrité territoriale et le choix démocratique, nous apporte un gage et un socle solides pour bâtir un compromis historique ayant la force d’un nouveau pacte entre le trône et le Peuple.

 

A partir de ces prémisses référentielles immuables, nous avons décidé d’entreprendre une réforme constitutionnelle globale, sur la base de sept fondements majeurs :

 

Premièrement : la consécration constitutionnelle de la pluralité de l’identité marocaine unie et riche de la diversité de ses affluents, et au cœur de laquelle figure l’amazighité, patrimoine commun de tous les Marocains, sans exclusive.

Deuxièmement : La consolidation de l’Etat de droit et des institutions, l’élargissement du champ des libertés individuelles et collectives et la garantie de leur exercice, ainsi que le renforcement du système des droits de l’Homme dans toutes leurs dimensions, politique, économique, sociale, culturelle, environnementale et de développement. Cela devrait se faire notamment à travers la constitutionnalisation des recommandations judicieuses de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), ainsi que des engagements internationaux du Maroc en la matière.

Troisièmement : La volonté d’ériger la Justice au rang de pouvoir indépendant et de renforcer les prérogatives du Conseil constitutionnel, le but étant de conforter la prééminence de la Constitution et de consolider la suprématie de la loi et l’égalité de tous devant elle.

Quatrièmement : La consolidation du principe de séparation et d’équilibre des pouvoirs et l’approfondissement de la démocratisation, de la modernisation et la rationalisation des institutions, (…)

Cinquièmement  : Le renforcement des organes et outils constitutionnels d’encadrement des citoyens, à travers notamment la consolidation du rôle des partis politiques dans le cadre d’un pluralisme effectif, et l’affermissement du statut de l’opposition parlementaire et du rôle de la société civile.

Sixièmement : La consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes.

Septièmement : La constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l’Homme et de la protection des libertés. »

 

A propos de CAPDEMA

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Revenir en haut de la page
Birthday